Presse Hermanas&Cinelandia

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CRITIQUE DE PARIS SCOPE***HERMANAS ET CINELANDIA*** BY Marie-Céline Nivière

C’est toujours un plaisir d’assister àun spectacle de l’Argentin-Parisien Alfredo Arias. Là, nous sommes gâtés car sous l’appellation « Buenos Arias », le Petit Montparnasse en présente deux. On peut les voir séparément ou à la suite. Les deux, le même soir, cela ne pose aucun problème. Le premier, « Hermanas » est un apéro-musical. La voix off d’Arias nous prévient que c’est un hommage « aux duos de music-hall, réels ou fantasmés, duos de sang ou d’art ». Sur ce point, cela tient la route un moment, mais comme Arias adore digresser, il s’écarte souvent du sujet. Là où il ne le quitte pas, c’est dans la forme.Dans les tableaux qui construisent ce spectacle,les deux chanteuses jouent en miroir comme « deux soeurs jumelles nées sous lesigne des gémeaux ». C’est assez étonnant!Le plus grand plaisir demeure d’écouter, dans des répertoires connus ou méconnus,

Sandra Guida et Alejandra Radano. Quelles voix ! Quelle présence scénique !

Elles sont vedettes de music-hall comme on n’en voit plus beaucoup.

Le Point Publié le 14/09/2012 à 17:03

Le metteur en scène tire le portait du music-hall et du cinéma de son pays. Deux éclats de rire*******

Antonio Interlandi, Sandra Guida et Alejandra Radano, magistraux dans la nouvelle mise en scène d'Alfredo Arias.
Antonio Interlandi, Sandra Guida et Alejandra Radano, magistraux dans la nouvelle mise en scène d’Alfredo Arias-

Par GILLES COSTAZ

Depuis combien d’années Alfredo Arias nous fait-il le coup de l’humour argentin, c’est-à-dire de l’humour du presque rien cher à Borges comme à Copi ? Sans doute près de quatre bonnes décennies et on doit reconnaître que l’exilé de Buenos Aires ne s’est jamais essoufflé à renouveler ses tangos verbaux et théâtraux.

Alors que les grands metteurs en scène internationaux s’emparent de salles aussi immenses que leur prétendu génie, le metteur en scène fait sa rentrée dans un mouchoir de poche, le Petit Montparnasse. Mais avec pas moins de deux spectacles, co-écrits avec son complice René de Ceccatty : le diptyque s’appelle jolimentBuenos Arias. Dans le premier, Hermanas, Arias est invisible, mais pas absent (on l’entend parler depuis la coulisse avec son accent qui chaloupe). Dans le second, Cinelandia, il est à découvert et joue lui-même l’un des rôles. Le tout forme un hommage à l’esprit de l’Argentine nocturne et noctambule, accueillant les chansons et les films du monde entier comme elle reçoit les immigrés – dans un grand tourbillon qui les fait passer dans une autre dimension.

Deux extraordinaires amazones******

Acte I : Hermanas, les soeurs. L’hommage est strictement tourné vers le music-hall au point qu’il pourrait passer pour un récital de chansons assuré par deux actrices-chanteuses se souvenant des lointaines divas du pays, Sonia et Myriam, Patty Pravo, Cathy Berberian. De quoi filer au passant un bon coup de rétro exotique. Seulement, les deux interprètes, Sandra Guida et Alejandra Radano, deux Argentines polyglottes, sont tellement extraordinaires que, avec elles et le magicien Arias, le cabaret mis en place dans la plus parfaite austérité et l’humour le plus clandestin démultiplie ses pouvoirs. C’est à la fois un jeu sur la gémellité, sur la différence dans la ressemblance, les codes des rythmes, les codes du jeu, les codes de la danse, une histoire physique du music-hall… Elles effectuent tout un parcours de la mythologie chantée, allant de la chanson réaliste jusqu’à un air des Beatles génialement décalé. Puissantes, amazoniennes, la plupart du temps moulées dans le noir et le blanc, elles jouent avec ces images et la représentation de la femme au gré d’une maîtrise stupéfiante où le burlesque n’est pas en contradiction avec l’épure.

Tous les clichés du cinéma*********

Acte IICinelandia. Les mêmes déesses sculpturales reviennent sur scène pour la partager avec un acteur-chanteur, Antonio Interlandi, et avec Alfredo Arias, coiffé d’un chapeau de marlou et sanglé dans un blouson trop étroit. Arias, c’est le mauvais garçon tel qu’on en trouve à la pelle dans les tangos. Mais celui-là est un conteur de la rue. Il sait tout, il attrape au vol les défauts de tous et les suggère en quelques commentaires bien sentis. L’hommage qui se développe dans ce climat toujours nocturne salue à présent le cinéma argentin. Les interprètes évoquent tour à tour quatre films typiques de la période qui va d’avant-guerre aux années Perón. Arias et Ceccatty les ont bien choisis. Ils sont tous inscrits dans un profond imaginaire latin et devenus si ridicules au fil du temps ! Il y a le mélo déchirant magnifiquement intitulé Baisers brûlés et un film fantastique tiré – quand même – d’un texte du grand Bioy Casares. Il y a aussi une Dame aux camélias transposée sur le Rio de la Plata et un film érotique qui, bien sûr, s’appelle Chair ou, plutôt, Carne. Tout surgit en scènes courtes, avec des acteurs qui changent de costume à volonté et font mine de se disputer le tour de passage pour mieux agiter cette rétrospective parodique, ce requiem comique pour des mythologies défuntes. Antonio Interlandi joue les bellâtres, naïfs ou féroces, avec un beau sens lyrique. Les deux amazones, Alejandra Radano et Sandra Guida, ne cultivent plus la sororité, elles dessinent d’autres personnages, follement passionnés, follement érotiques ! Chaque tableau est d’une bouffonnerie qui ne s’attarde jamais, même si le rire est là beaucoup plus sexuel que dans Hermanas.

Une précision diabolique*****

Il faudrait s’interroger sur les secrets de cette drôlerie à jet continu. Quelle est la part du coauteur, René de Ceccatty, qui est l’un des grands essayistes contemporains et semble faire passer sournoisement les ombres énigmatiques des plus hauts personnages de la culture argentine ? Quel est l’apport du rire gay, communauté à laquelle appartient Arias et qui a dynamité toute une tradition du comique pour inventer un genre étonnant, qui a donné au dérisoire une toute nouvelle splendeur ? Quel travail forcené se cache sous cette précision diabolique du jeu interprété avec une trompeuse désinvolture ? Le style d’Arias, c’est la mise à mort des stéréotypes, le coup de couteau porté aux clichés connus et inconnus, sans leur enlever, pourtant, leur séduction de rêves insensés. Quel équilibre fou ! Quel équilibriste, ce dingo argentin, cet Arias toujours perché entre Buenos Aires et Paris tandis que la brume du temps brouille les frontières !

Buenos Arias, deux spectacles indépendants et complémentaires : 19 h 15, Hermanas. 21 heures,Cinelandia.

Petit Montparnasse, 31, rue de la Gaîté 75014 Paris, tél. : 01 43 22 77 74

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Théâtre : Hermanas ou l’Argentine kistch***

LE 17 SEPTEMBRE 2012  | PAR  EMILIE CAILLEAU

Hermanas***Théâtre du Montparnasse ****

Le dramaturge argentin Alfredo Arias présente  au théâtre du Petit Montparnasse à Paris ses deux nouvelles créations musicales et théâtrales. Un peu spécial.

Alfredo Arias est un célèbre metteur en scène argentin dont le génie a été salué dans de nombreux pays dont la France. Ses premières oeuvres théâtrales ont montré le goût prononcé de leur créateur pour l’humour, le fantastique et la féérie.
Les deux nouveaux spectacles Hermanas&Cinelandia  restent fidèles à ce penchant pour la dérision et le surréalisme.
L’univers baroque et étrange d’Alfredo Arias  s’illustre dans  Hermanas.
Emmené par deux grandes artistes de Buenos Aires, la mezzo Sandra Guida et la soprane Alejandra Radano, ce cabaret minimaliste s’amuse à revisiter (et déformer) des vieux standards de la chanson. Des morceaux d’Argentine, de France, d’Italie, qui ont pour certains  mal vieilli. L’idée d’Hermanas, selon Alfredo Arias, féru de comédie musicale, est de donner vie à des duos qui ont déjà existé ou imaginaires.“Duos de sang ou duos d’art. Duos authentiques ou imaginaires, créés ou inspirés par les duettistes chiliennes Sonia et Miriam von Schrebler, les Sœurs Kessler, Mina, Patty Pravo, la cantatrice Cathy Berberian et sa reprise de la chanson des Beatles, A ticket to ride by Alejandra Radano”

Malgré leurs mimiques et leur interprétation  réussies, les deux chanteuses  ne m’ont pas embarquée.

Ma méconnaissance des grands titres argentins qui ont ouvert le bal explique sans doute cette difficulté à m’approprier la pièce. Ou peut-être est-ce aussi mon faible penchant pour la comédie musicale.

Pratique. Buenos Arias, Hermanas et Cinelandia d’Alfredo Arias à découvrir au Petit Montparnasse, du mardi au samedi à 19h15, deuxième spectacle à 21h.

Plus d’infos sur www.theatremontparnasse.com

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Buenos Arias : Hermanas (Critique) by  REGARDENCOULISSE.COM*******+

19 h 15 : Hermanas
Music hall

Avec Sandra Guida et Alejandra Radano
Chorégraphie : Gustavo Wons
Maître de chant : Ana Carfi

Les hermanas (soeurs) de ce nouveau spectacle de music-hall d’Alfredo Arias s’inspirent plus volontiers des vénéneuses Joan Crawford et Bette Davis dans Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? (maquillage blafard, contour des yeux accentué au noir, petite frange bombée) que des fraîches Deneuve et Dorléac dans Les Demoiselles de Rochefort. Sandra Guida et Alejandra Radano en doubles vaguement inquiétants nous invitent à un tour du monde des chanteuses parfois kitsch, parfois cultes, quelquefois les deux, icônes du music-hall et bien souvent égéries et gays illustrations parfaites de l’adjectif  “CAMP”- La sélection est aussi éclectique qu’improbable : Gianna Nannini, Mina ou Patty Pravo côtoient Mistinguett, Joséphine Baker, Marie Dubas ou encore Cathy Berberian (et son inénarrable version de « Ticket To Ride » des Beatles by Radano). La mise en scène et la chorégraphie sont sobres, précises, parfois minimalistes, mettant en avant le côté à la fois fascinant et monstrueux de ces stars, et bien que parfois elles soient montrées sous un jour frisant le grotesque, l’œil tendre et aimant d’Arias pour ses idoles est toujours présent.

Les amateurs de comédies musicales apprécieront les clins d’oeil en tout genre. Le fantôme de Bob Fosse plane sur les chorégraphies (Cabaret, Chicago, Sweet Charity…). La sélection révèle quelques numéros pointus et inattendus, notamment « I Will Never Leave You » de Side Show (1997), le musical qui avait révélé Alice Ripley et Emily Skinner dans le rôle de deux soeurs siamoises, ainsi que « Solid Silver Platform Shoes », extrait de The Magic Show (1974) de Stephen Schwartz (Wicked, Godspell, Pippin), dont on peut trouver une version sur un des albums de… Alice Ripley et Emily Skinner, précisément.
Les connaisseurs de «vieilles chanteuses » (à vous de rajouter un deuxième adjectif de votre choix : kitsch, ringardes, légendaires, sublimes) se délecteront de ces trésors exhumés qui n’excluent pas la poésie (comme le « Aimer » de Jeanne Moreau, revisité façon jazz). Les autres pourront tout autant se laisser séduire par ce cabaret étrange, atypique, définitivement original.

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