2011 René l’Énervé

14 mars 2012 Debut á l’Opera de Nancy/France***

Jean-Michel Ribes agressé à Nancy par des catholiques intégristes***Par Culturebox

L’auteur, metteur en scène et directeur du Théâtre du Rond-Point à Paris Jean-Michel Ribes a été agressé mardi soir à Nancy par deux hommes se réclamant de l’intégrisme catholique, qui lui ont jeté des excréments au visage, a indiqué mercredi la direction de l’Opéra de la ville.

M. Ribes, qui avait accueilli en décembre au Rond-Point une pièce dénoncée par les traditionalistes, “Golgota Picnic”, n’a pas été blessé mais est “particulièrement choqué”, indique dans un communiqué l’Opéra national de Lorraine, où est présenté cette semaine son spectacle “René l’énervé”.

“Mardi soir, à 20h30, devant l’Opéra, place Stanislas, deux jeunes hommes ont surgi, lui ont pris son chapeau et lui ont jeté une assiette remplie d’excréments et de tracts”, a expliqué à l’AFP une porte-parole de l’institution lyrique lorraine. Les prospectus se réclamaient “de l’intégrisme catholique”, a-t-elle précisé. Les auteurs n’ont pu être interpellés.

“L’Opéra national de Lorraine condamne cette agression et cette tentative d’intimidation qui visent l’intégrité physique d’une personne, qui portent atteinte à la liberté d’expression et qui veulent remettre en cause le principe de laïcité d’un service public de la République française”, ont déclaré les président et directeur de la maison, Laurent Hénart, par ailleurs secrétaire général du Parti radical, et Laurent Spielmann.

En décembre, Jean-Michel Ribes avait déjà fait l’objet de menaces lors des représentations au Rond-Point du spectacle “Golgota Picnic” de Rodrigo Garcia. De nombreuses manifestations s’étaient déroulées devant le théâtre pour protester contre cette pièce jugée “cathophobe” par les intégristes.

 

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« René l’Énervé est un opéra politique absolument génial » par  Le Monde des Religions .
 
« Coloré, rythmé et hilarant ». par Le Monde.
 
« Un jeu de massacre » par  Le Figaro
 
“René l’énervé  opéra pouf et ennuyeux” par LE BLOG THÉÂTRE DE JACK DION.
 
« Une farce grinçante et militante » par  Libération.
 
« Grinçant, potache et longuet » par  La Croix.
 
“A quelques mois de la présidentielle, les prises de risques sont tout de même contrôlées et même si René/Sarkozy en prend pour son grade le politiquement correct demeure la règle d’or pour un théâtre subventionné par la Ville de Paris et par l’Etat. Pourtant, J.M.R se défend de ne « pas être un sous-préfet aux ordres » ! par  Bruno Deslot.
 
…” la musique de « l’opéra » est tapageuse, les costumes criards, la chorégraphie fatigante, les rimes grossières. Un exemple ? Au début de la pièce, cette phrase emblématique est lancée par une passante censée incarner la citoyenne moyenne : « votez caca, votez pipi, mais en tout cas, votez ! tant pis ! ».Voilà l’humour avec lequel Ribes pense déclencher ce fameux « rire de résistance » dont il se croit le père fondateur.  C’est raté” par Le Blog de Judith Sibony.
 
“Jean-Michel Ribes a dû croire qu’opéra-bouffe devait dire opéra où l’on montre les dents. En effet, derrière la drôlerie, sa saga de la conquête et de l’exercice du pouvoir par René-Nicolas Sarkozy est d’une incroyable agressivité contre les politiques, telle qu’on ne l’a jamais vue hors des cabarets de chansonniers. René l’énervé semble l’enfant de Brecht et de Stéphane Guillon”Par Christophe Barbier (L’Express)
 
« René L’Enervé »:  Maître des lieux et formidable homme de spectacle, Jean-Michel Ribes vogue vers le succès avec son «Opéra-bouffe et tumultueux» intitulé «René l’Enervé». Salles pleine et éclats de rire……En outre, cogner sur Nicolas Sarkozy au moment où tout le monde tape sur lui, y compris dans son propre camp, rend la satire plus plate. Cet acharnement sarkophobe peut d’ailleurs faire l’effet inverse et, en fin de compte, rendre sympathique l’Enervé de l’Elysée. Si cet Opéra-bouffe avait été créé il y a deux ans, cela aurait eu une tout autre allure. Il aurait provoqué plus de controverses intéressantes qu’aujourd’hui. Bref, avec son «René l’Enervé», Jean-Michel Ribes s’est énervé trop tard. Toutefois, le spectacle en lui-même vaut d’être vu. par Jean-Noël Cuénod.
 
 «René l’énervé, un spectacle de salubrité publique” par  Yagg. 
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MEREUZE Didier :Reste la musique pimpante de Reinhardt Wagner et l’abattage d’une distribution de chanteurs dominée par une Argentine fabuleuse : Alejandra Radano alias Bella Donna.
 
PHILIPPE CHEVILLEY Les Echos : Mention spéciale à Alejandra Radano, fatale et poétique Bella Dona
 
Fabianne Pascaud, Telerama:L’epoutouflante chanteuse Alejandra Radano
 
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La clôture du gourdin de l’amour énervé  par  Antoine Guillot.

Les critiques trouvent tous très bonne la musique de Reinhardt Wagner, et excellente la troupe des 21 comédiens-chanteurs, avec une mention spéciale pour ALEJANDRA RADANO, qui joue Bella Donna, sorte de Carla Bruni. Mais s’ils apprécient le Jean-Michel Ribes metteur en scène, ils sont cependant beaucoup plus sévères avec le Jean-Michel Ribes auteur, l’expression « vers de mirliton », c’est-à-dire mauvais vers, pour le dire plus franchement, revenant régulièrement dans les papiers. Sauf dans celui de Pierre Gervasoni dans Le Monde :
« Jean-Michel Ribes a un authentique talent de parolier et bon nombre de phrases qu’il fait chanter aux uns et aux autres restent aisément dans l’oreille. »
Les critiques trouvent en général le spectacle un peu longuet, s’essoufflant sur la fin. Et la plupart n’ont pas été convaincu par ce personnage de double de René. Un René, justement, René Solis, trouve ainsi dans Libération que c’est comme si « Ribes se ménageait une porte de sortie. Imagine-t-on Jarry doter Ubu d’un double positif ? Ribes s’en débarrasse in extremis, mais n’évite pas l’écueil d’un finale édifiant. De l’art de retomber sur ses pieds ? »  Pour conclure, on vous reproche d’avoir mis trop de politique et pas assez de comédie. Ainsi de Nathalie Simon, dans Le Figaro, qui trouve l’ensemble « très professionnel », mais se demande, sans surprise,  « si le rôle du théâtre est de tourner au meeting politique ». Mais aussi de Thierry Dague, du Parisien : « Après une première partie hilarante, très rythmée, “René l’Enervé” vire au manifeste politique longuet et moins convaincant. La parodie cède le pas au pamphlet ».

1-Opéra bouffe et tumultueux

7 sept. – 29 oct., 21:00
salle Renaud-Barrault

dimanche, 15:00/ relâche les lundis et le 11 sept.

Caramela ne te mets pas dans cet état nous allons devenir chef de l’État.
« Depuis 2007, j’éprouve un malaise qui ne diminue pas » dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernance. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner. Un éclat de rire de résistance « face à l’affaissement du langage, au dénigrement de l’esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe. » Les citoyens d’un pays imaginaire cherchent un nouveau leader, leur vieux président malade s’en allant. Soudain, ils aperçoivent un petit homme agité courant matin et soir. Il se nomme René. Énergique et courant droit, n’appréciant que le bon sens. René est repéré par le parti majoritaire. L’heure est électorale et René est matinal. Soutenu par sa mère, René devient l’homme providentiel d’un pays en mal d’autorité à poigne et de confort sécuritaire.
Autour de lui, des opposants s’opposent, emmenés par Ginette et Gaufrette.
Un conseiller conseille : le nommé Hurtzfuller qui chante les vertus des Arabes quand ils ressemblent aux natifs du Cantal. Un responsable de l’image présidentielle, une meneuse de revue, des traîtres en cravates, un coiffeur international, un ministre des Hautes Frontières, un autre de la Condamnation d’avance et des révoltés venus d’ailleurs valsent tous dans l’ivresse du pouvoir de René. Insolences, audaces, pitreries rythment en chansons l’envol délirant d’un petit épicier nerveux vers les sommets du monde.

Auteur, réalisateur, créateur sur les écrans ou sur les planches desPalace et Merci Bernard, des Brèves de comptoir ou BataillesMusée haut Musée bas ou de Théâtre
sans animaux, Jean-Michel Ribes dirige le Théâtre du Rond-Point depuis 2002. Il est entré dans l’histoire du théâtre pour faire place nette aux auteurs en vie et aux artistes d’aujourd’hui. Il signe un opéra bouffe générateur d’oxygène, qu’il lance comme un pavé dans une marre où macère une France endormie. En 2011 ⁄ 2012, avec René l’énervé, épopée chantée, Jean-Michel Ribes et sa troupe prennent leurs aises et l’Élysée.

Production Théâtre du Rond-Point / Le Rond-Point des tournées, Opéra National de Lorraine / Nancy, coproduction Théâtre du Châtelet, théâtre musical de Paris, avec la participation artistique du Jeune Théâtre National, avec le soutien du Fonds de Création Lyrique.

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REVISTA NOTICIAS Alejandra Radano: “Siempre voy a ser la extranjera” Por Jorge Luis Montiel (desde París)

En París personifica a Carla Bruni en una ópera buffa que es el éxito del momento. Farándula y poder. La búsqueda del amor.

*Radano protagoniza en la capital francesa “René l’énervé”, una ópera buffa que refleja, en clave de parodia, el vertiginoso ascenso al poder del actual presidente Sarkozy. Es el éxito teatral del momento –agotó localidades con antelación– y ella interpreta a la esposa del mandatario, la italiana Carla Bruni, nada menos. Claro que camuflada en el personaje de una cantante argentina de cabaret llamada Bella Donna, que la obliga a utilizar su registro lírico de soprano dramática.

*

Noticias: ¿Cómo llegó al proyecto?

Alejandra Radano: Hace dos años, mientras hacía la trilogía musical de Alfredo (Arias, el director argentino radicado en Francia) “Tatuaje”, “Tres tangos” y “Cabaret Brecht Tango Broadway” en el Théâtre du Rond-Point, un día vino al camarín el director del complejo, Jean-Michael Ribes, y me dijo: “Quiero que participes en una ópera que estoy escribiendo”.

Noticias: ¿Así de sencillo?

Radano: Sí. Al regreso de una extensa gira, me convocaron formalmente y tuve el primer encuentro con Reinhardt Wagner, el compositor musical, y así terminé sobre el escenario.

Noticias: ¿Qué le interesó de “René l’enervé”?

Radano: Me sedujo que es una obra de teatro político escrito de una manera ágil y divertida. Como dijo Georges Pompidou: “El arte debe discutir, contestar y protestar”. De alguna forma esta obra lo hace, es una sátira política que expresa una queja cantada.

Muchos espectadores se identifican con el final, que dice: “No queremos más de esto, queremos vivir en un país que nos represente. Basta de corrupción y desidia”. Esos postulados son básicamente los que expresa el texto en las dos horas y cuarto que dura la propuesta. Fijate qué paradoja: este teatro está ubicado en diagonal y a pocas cuadras del Eliseo, el palacio presidencial.

Noticias: Suena a catarsis colectiva.

Radano: Hay una mayoría que apoya la obra porque encuentra proyectado en los personajes una radiografía de lo cotidiano, pero también están los que se enojan, se levantan y abandonan la sala enfurecidos.

Noticias: De todos modos, el espectáculo no es simbólico.

Radano: En parte sí, como cualquier hecho artístico. En un momento, el asesor publicitario describe a René diciendo: “Tiene la nariz de Cleopatra, las mejillas de Napoleón, el pelo duro que lo protege de la poesía y de la buena literatura”. Esa frase les podría calzar a otros cuestionados y carismáticos líderes mundiales, como Chávez o Berlusconi.

Noticias: Aunque no los mencionen, claramente la trama habla sobre la vida de Nicolás Sarkozy y Carla Bruni.

Radano: Lo dice muy bien el autor: es un espectáculo contra la extrema derecha y esa figura ficticia de René es Sarkozy. Todas las anécdotas que se muestran son reales. Justo hoy releía que cuando Carla Bruni lo conoció, fueron a pasear por Champs-Élysées y ella se deslumbró porque él sabía el nombre de todas las flores. Ese dato lo muestra como un hombre demasiado interesado en cosas mundanas.

Noticias: ¿Investigó sobre la vida de Bruni?

Radano: Leí todo lo que encontré, especialmente “Carla, une vie secrète” de Besman Lahouri, que cuenta la transformación que realizó, por dentro y por fuera, para llegar a ser quien es.

Noticias: Esa biografía no autorizada la refleja como una mujer muy calculadora.

Radano: Por ejemplo, relata el encuentro durante la celebración de la fiesta nacional del 14 de julio, entre Carla y una ex de Sarkozy, periodista en un diario importante. Bruni la saluda cordialmente, felicitándola por su último artículo. A continuación, toma por el brazo al consejero de Sarkozy en materia de comunicación y le dice: “¿Aprendiste?, así se debe hacer”.

Noticias: Hay muchas como ella con similares aspiraciones…

Radano: Muchísimas, a lo largo de la historia. También indagué bastante en otras: Imelda Marcos (ex primera dama de Filipinas) y sus millones de zapatos, y ejemplos más temibles como Cecilia Bolocco (ex de Carlos Menem) y su pasado en relación con el mundo del espectáculo.

Noticias: ¿La farándula al poder?

Radano: El autor y puestista de “René…”, Jean-Michel Ribes, dice algo muy ingenioso: “Si los políticos hacen espectáculo, ¿por qué nosotros no podemos hacer política?” (ríe). En un punto, como director de un teatro oficial que depende de la comuna de París, él hace política. A través de esta obra lanzó una piedra, con furia y compromiso, en la calma piscina de una Francia adormecida.

Así es Radano casi todo el tiempo; un cóctel explosivo de inteligencia, humor irónico y constante dedicación al trabajo. Inquieta como pocos artistas, su ecléctica página de facebook alberga desde noticias sobre la Bienal de Arte de Lyon, la inauguración del exclusivo Club Silencio de David Lynch en la ciudad luz, hasta una antigua filmación de la cantante cubana Olga Guillot interpretando “Miénteme”.

Noticias: ¿Conocía a alguien del numeroso elenco?

Radano: No, solamente a una persona de las veintiuna que lo integramos. Hay muchos cantantes de ópera y otros son actores-cantantes. Jean-Michel eligió gente maravillosa, tanto a nivel artístico como humano.

Noticias: No la tratan como a una extranjera.

Radano: ¡Siempre voy a ser la extranjera! Lo que pasa es que los franceses son muy educados y no se preocupan si sos de acá o no. Dentro del elenco hay alemanes y de otros orígenes. Una buena mezcla, como en la Argentina.

Noticias: ¿Extraña Buenos Aires?

Radano: Por momentos. Aunque me siento… (piensa el término) edificada con este ir y venir entre las dos ciudades. Siempre lo digo: estoy aquí gracias a mí tesón, esfuerzo y deseos, pero sobre todo a los trabajos que hice con Alfredo Arias. Él me abrió las puertas y confió en mí. De hecho, esta es la primera vez, desde hace diez años, que me dirige otro “metteur-en-scène” (se cuela su perfecto francés). Así que no puedo darme el margen de la nostalgia.

Noticias: ¿En Francia el artista está más protegido que en nuestro país?

Radano: Sí, acá tienen el famoso sistema de concebir la labor del artista como “intermitente”; o sea, no se trata de algo fijo. Hay protección bien entendida: si trabajaste una equis cantidad de horas anuales, accedés al beneficio de recibir el sesenta por ciento del total que cobraste en tus últimos salarios, durante ocho meses. Eso es una gloria, permite tener tiempo para buscar nuevos horizontes.

Noticias: ¿Qué le gustaría hacer?

Radano: Si puedo soñar, me encantaría trabajar con el norteamericano Bob Wilson, sus puestas tienen una impronta de gran estatismo, inspirada en el teatro oriental. También con el suizo Christoph Marthaler, un director que genera belleza a partir de la debilidad y la superación de los seres que pone sobre un escenario. Es decir, ser parte del inicio de un proceso creativo, como fueron los de Arias o esta ópera de Ribes y Wagner.

Noticias: ¿Proyectos propios?

Radano: Me encantaría poder traer a París “Delirio gaucho” espectáculo que realicé junto a Fabián Luca,  y “La InHumana” mi primera obra de autor, ya estrenados en Buenos Aires y que se puedan ver uno a continuación de otro. Acá hay un público siempre en búsqueda de cosas novedosas y experimentación escénica.

Noticias: Cuando protagonizó “Chicago” junto a Sandra Guida, afirmó que buscaba trabajo a futuro mientras tenía uno, ¿mantiene esa premisa?

Radano: Absolutamente. A veces no sé por dónde, cómo, a quién pedirle. Cuando uno está sobre un escenario es tanto lo que tenés que dedicar física y mentalmente que se hace difícil. Pero es lo mejor para no tener que quedarte esperando a que suene el teléfono.

Noticias: ¿El otoño parisiense despertó algún amor?

Radano: Sí!, por la ciudad y sus cúpulas (ríe). El otro día vi una película que me gustó mucho, “Les bien-aimès”, con Chiara Mastroianni y Catherine Denueve. Habla del amor, cuando una joven abandona París en los `60 para reunirse en Praga con su nuevo marido. La llegada de los tanques rusos en la primavera del ‘68 marca la separación de la pareja y el retorno a Francia de la chica. En fin, es bastante crudo lo que muestra de las relaciones humanas y la soledad. Me identifiqué mucho, aunque yo no vivo como algo malo el hecho de no tener pareja en estos momentos. En ese sentido, me siento hija de esta época.

Noticias: ¿Le interesa la política?

Radano: (taxativa) Detesto la política de los políticos y de los sistemas políticos. Me parece que muy pocas personas pueden mantenerse ajenas a la influencia del poder sin corromperse y sin alterar el sentido de la palabra democracia.

Noticias: ¿Tiene alguna frase de cabecera?

Radano: Una de “La Marsellesa”: “S’ils tombent, nos jeunes héros La France en produit de nouveaux” (Si perecen nuestros héroes, Francia produce otros nuevos). Toda una filosofía de vida.

*

2-http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/13/97001-20110713FILWWW00525-jean-michel-ribes-parodie-sarkozy.php

RENE PRESS

Jean-Michel Ribes en plein meeting

Par Nathalie Simon pour LE FIGARO***

Dans son Théâtre du Rond-Point, il égratigne le pouvoir avec René l’énervé, une farce grinçante et militante.

Quelle chance il a, Jean-Michel Ribes ! Pays de liberté, la France lui permet l’impertinence à outrance et contribue même à la financer dans son propre théâtre, celui du Rond-Point. Pour preuve, son nouveau spectacle, René l’énervé, un «opéra-bouffe et tumultueux» pour lequel il s’est associé au compositeur Reinhardt Wagner. Une satire grinçante et corrosive des politiques de tout bord, mais surtout à charge contre le président de la République, Nicolas Sarkozy.Le rôle-titre, joué par Thomas Morris, met en scène un «petit homme agité vêtu d’un jogging» qui n’arrête pas de courir, ne jure que par le bon sens et ne possède aucune culture. Devenu «chef de pays», il célèbre sa victoire dans un «grand restaurant de stars» et a un coup de foudre pour Bella Donna, une chanteuse à l’allure hispanique. Interprétée par la dynamique Alejandra Radano, qui rappelle Joséphine Baker(!!!!). Il y a bien un «gentil René», mais il existe à peine face à son double, l’omniprésent «méchant».Pour équilibrer, Jean-Michel Ribes n’épargne pas non plus la gauche, notamment Ségolène Royal et Martine Aubry, à travers les personnages de Ginette (Emmanuelle Goizé, pasionaria échevelée à cape rosâtre), et Gaufrette (Sophie Angebault, crédible) qui se crêpent le chignon. L’extrême droite en prend aussi pour son grade.Dans l’esprit de Topor, le créateur de Palace et de Merci Bernard égratigne ceux qui président aux destinées de la France sans aucun tabou et avec une férocité quelquefois facile. Militant, il provoque, dérange et déclenche des rires. Souvent jaunes. Sans reculer devant les clichés.

Chanteurs comédiens

Artistiquement, le spectacle est abouti – même si la seconde partie est un peu longue – et mené avec maestria. Vingt et un chanteurs comédiens évoluent avec bonheur sur un rythme entraînant accompagné par un orchestre de six musiciens royalement dirigés par Delphine Dussaux. C’est très professionnel, et pourtant, on peut se demander si le rôle du théâtre est de tourner au meeting politique.

Jusqu’au 29 octobre au Théâtre du Rond-Point (Paris VIIIe). Tél. : 01 44 95 98 21www.theatredurondpoint.frDurée : 3 heures, entracte compris.

www. lefigaro.fr/theatre/2011/09/13/03003-20110913ARTFIG00396-jean-michel-ribes-en-plein-meeting.php

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***Aux roses trémières de l’institution, parfois ennuyeuses, je préfère les mauvaises herbes.****J.M.R**

Les dix ans d’audace de Monsieur Ribes. Le trublion du théâtre fête ses dix ans au Rond-Point avec un opéra-bouffe anti-Sarkozy.

L’opéra a été « bouffe » et « tumultueux », comme annoncé ; le jeu de massacre, violent et joyeux. « René l’énervé », alias Nicolas Sarkozy, et toute la classe politique en ont pris pour leur grade. Le public a bien aimé. On est un peu plus mitigé. Difficile de coller à l’actualité, même sous la forme versifiée et chantée d’une farce opératique. Jean-Michel Ribes, en se colletant pour la première fois à «  la peau de la réalité », selon ses propres termes, a perdu au passage de sa verve comique. L’auteur dramatique, récemment couronné par la SACD pour son oeuvre, est meilleur dans la veine absurde que dans la satire frontale. On ne rit pas assez à l’écoute de ses traits féroces (René/Sarkozy, Hurzfuller/Hortefeux, Ginette/Royal, Gengis Khan/DSK), qui n’osent pas le pur délire.

On ne s’ennuie pas, en revanche, car même si l’oeuvre est un peu longue, elle est habilement construite, avec quelques échappées belles (comme les interventions de René 2 le double « humain » de René). La partition de Reinhardt Wagner est allègre, mariant avec bonheur Offenbach, Francis Lopez, Sinatra et la salsa. Les vingt et un chanteurs-comédiens sont impeccables (mention spéciale à Alejandra Radano, fatale et poétique Bella Dona). Ribes-metteur en scène est au meilleur de sa forme, conjuguant le peps de « Palace » (son succès télévisuel) à la folie douce d’un Arias, dans un décor mobile ingénieux de Patrick Dutertre et des costumes fous de Juliette Chanaud. On sort donc du spectacle avec des sentiments partagés.

Rester en alerte.

On peut au moins reconnaître l’audace de la démarche. Aucun théâtreux ne s’est récemment attaqué aussi directement au pouvoir. Fier de ce « grand conte joyeux » qui ne « cache pas son opinion » Ribes commente, malicieux : « Les politiques font du spectacle… Pourquoi les gens de spectacle ne feraient pas de la politique ? » Avec son « René », il ne se fera pas que des amis, mais l’homme de théâtre a le goût du risque.  Et de l’instinct.

C’est ainsi que le Rond-Point, repris il y a dix ans dans un état de coma avancé, est devenu « le deuxième ou troisième théâtre de France », en termes de fréquentation. « Un théâtre de la libre parole et de la libre pensée, ni bio, ni casher, ni halal. Un lieu de métissage. Un lieu de vie (trois salles, un restaurant, une librairie, des débats…). » Ribes se défend de verser dans l’oecuménisme facile et la programmation attrape-tout. « J’assume tous mes spectacles. Et j’affirme qu’il y a des choses formidables dans ce qu’on qualifie de “basse culture”. » Cette saison, seront à l’affiche à la fois Gaspard Proust et Rodrigo Garcia, Pippo del Bono et Guy Bedos. « Il ne s’agit pas de souffler le chaud et le froid, mais de privilégier la diversité et une posture décalée. Aux roses trémières de l’institution, parfois ennuyeuses, je préfère  les mauvaises herbes. »

La formule plaît. « Malgré une saison pointue, nous avons 35 % d’abonnements en plus. Le Rond-Point a gagné un vrai public -dans toutes les couches sociales : du dentiste de l’avenue Montaigne au jeune de banlieue. » Jean-Michel Ribes rappelle que beaucoup de grands artistes ont fourbi leurs armes ici, comme les Chaplin, Emma Dante… Il ne nie pas qu’il y a eu aussi des flops, « des mauvaises surprises ». La rançon de l’audace. Pour les années à venir, pas de changement de cap, mais un mot d’ordre simple : « Rester en alerte, car désormais il y a de la concurrence [Chaillot ou l’Odéon s’ouvrent !], fouiner dans les recoins avant les autres. »

PHILIPPE CHEVILLEY, Les Echos

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********Una ópera bufa satiriza a Sarkozy y a toda la clase política francesa***12 de septiembre de 2011 

Los franceses no suelen reírse de sus políticos en el teatro, pero una ópera bufa protagonizada por “un pequeño hombre agitado” que se convierte en “jefe de un país” y que, abandonado por su mujer, se enamora de una cantante, promete convertirse en una de las más populares del otoño parisino.

“Cualquier similitud con la realidad es pura coincidencia”, dicen al concluir el espectáculo los intérpretes de “René l’Enervé”, provocando las carcajadas del público, que no oculta su gozo de ver así satirizada toda la clase política francesa, con el presidente Nicolás Sarkozy a la cabeza.

Puesta en escena por el veterano director Jean Marie Ribes, que confiesa que desde hace cuatro años experimenta ante la política y los políticos “un malestar que no disminuye”, la pieza, con música de Reinhard Wagner, se presenta cuando se perfilan ya las batallas electorales, en vísperas de la próxima elección presidencial, en mayo próximo.

El espectáculo, que se estrenó este fin de semana en el Théâtre du Rond Point de Champs Elysées, comienza con un coro griego que explica que los ciudadanos de un país imaginario buscan un nuevo líder, porque el viejo presidente enfermo debe dejar el poder y hay elecciones en el horizonte.

Surge, de repente, un hombrecito agitado que corre mañana y tarde. Se llama René (Thomas Morris), dice que lo que guía sus acciones es el sentido común, y muestra una especial afección por “el bling bling”, los signos exteriores de riqueza, como los relojes de oro y los yates.

En canciones y versos, los intérpretes dibujan una serie de personajes que revolotean alrededor del poder, entre ellos un responsable de la imagen presidencial, un ministro de las Altas Fronteras, que condena a los árabes y africanos venidos de afuera, y Bella Dona, una bailarina y cantante de cabaret, interpretada por la actriz argentina Alejandra Rádano.

Pero el espectáculo de dos horas y media se mofa también del partido opositor, liderado por dos mujeres, Ginette y Gaufrette, que se desgarran en batallas de almohadas, el partido verde, “muy verde, y de los llamados “nuevos filósofos”, a los que ridiculiza.

Para Ribes, que dirige el Théâtre du Rond Point desde hace diez años -un teatro que recibe subsidios del Estado y del Ayuntamiento de París-, hacer esta obra en la que se ríe de los gobernantes y de toda la clase política francesa es una manera de “no agriarse”.

“Desde hace varios años siento malestar por la manera cómo está gobernado nuestro país y hacia la política en general. Y para no agriarme, preferí intentar transformar ese malestar en una farsa divertida”, confesó Ribes, que sostiene que “la risa es una manera de resistir”.

Según el director, que antes se inclinaba más bien por piezas de teatro absurdas, alejadas de la realidad, todo el universo político francés ha sido “coloreado” por el estilo de gobernar de Sarkozy y por la vulgaridad de su lenguaje, que se ha contagiado también a la oposición. Pero Ribes reserva sus puñales acerados para la extrema derecha, una ideología que “está volviendo a surgir en toda Europa”, a la que personifica bajo los trazos de “Les Cons de la Nation”, los pendejos de la Nación. Vestidos con trajes de cazadores, tocados con cabezas de ciervos ensangrentados y portando un brazalete como el de los fascistas, los derechistas que retrata Ribes no hacen reír, sino provocan horror.

René l’énervé***

Auteur et metteur en scène : Jean-Michel Ribes
Compositeur : Reinhardt Wagner

Production : Théâtre du Rond-Point / Le Rond-Point des tournées, l’Opéra National de Lorraine / NancyCoproduction : Théâtre du Châtelet, Théâtre musical de Paris Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National Avec le soutien du Fonds de Création Lyrique
Créée au Théâtre du Rond-Point en septembre 2011 et filmée en octobre 2011

Avec : Sophie Angebault, Caroline Arrouas, Sinan Bertrand, Gilles Bugeaud, Camille Blouet, Claudine Charreyre, Benjamin Colin, Till Fechner, Emmanuelle Goizé, Sophie Haudebourg, Sébastien Lemoine, Jeanne-Marie Lévy, Thomas Morris, Antoine Philippot, Rachel Pignot, Alejandra Radano, Fabrice Schillaci, Guillaume Séverac-Schmitz, Gilles Vajou, Jacques Verzier, Benjamin Wangermée
et : Émelyne Chirol (violon), Laurent Desmurs (piano), Jean-Yves Dubanton (guitare et percussions), Ghislain Hervet (clarinette et saxophone baryton), Maëva Le Berre (violoncelle), Dominique Vernhes (flûte, accordéon et saxophone ténor)
Sous la direction musicale de : Delphine Dussaux

Scénographie : Patrick Dutertre
Costumes : Juliette Chanaud
Vidéo : Pierrick Sorin
Lumières : Fabrice Kebour
Assistante à la mise en scène : Virginie Ferrere

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